29.04.2010

Lettre à mes voisins

Tranquille.jpgBonjour à tous,

 

Comme vous avez pu le constater, l’été arrive à grands pas : les abeilles qui butinent, les arbres qui poussent, la gente féminine qui se dénude ( !) et la bonne humeur qui se profile à l’horizon…

C’est pourquoi je vais faire appel à votre bon sens, votre civisme et votre éducation. Depuis plusieurs mois maintenant, certains d’entre vous se « lâchent » quelque peu concernant le bruit : fêtes, musique à des heures dépassant l’entendement, parties de catch ? en pleine nuit, joueur de guitare qui hurle à tue-tête sur le balcon, bref… Je ne suis pas là pour citer des noms ou pointer du doigt, les personnes dont je parle se reconnaîtront sans mal. Je ne suis pas là non plus pour faire le gendarme, je ne suis ni le gardien ni la police ni le syndic.

Cette nuit, vers 03h00 du matin, je suis allé frapper à la porte de l’un d’entre vous pour lui demander « aimablement » de baisser la musique. On m’a répondu « pourquoi moi ? Les autres font du bruit aussi ! »

 

En toute franchise, est-ce une solution viable de se dire : « je fous le bordel parce que mes voisins aussi ? ». Je ne crois pas.

 

A toute fin utile, je vous rappelle qu’un des articles du règlement de copropriété (affiché à côté des boîtes aux lettres) indique qu’il est recommandé de « calmer le jeu » à partir de 22h. Sans parler du fait que l’amende pour tapage nocturne est de 450 euros. Perso, je trouve que c’est exagéré et c’est pourquoi je tolère sans problème que votre vie sociale se fasse le vendredi soir (pour info, je bosse le samedi) et le samedi soir.

 

Je vous demande avec amabilité que chacun fasse un effort dans le but de « vivre ensemble avec convivialité ».

Commençons donc par dire à nos invités de ne pas continuer la fête dans le couloir lorsqu’ils rentrent chez eux et de ne pas oublier qu’il y des voisins qui bossent très très tôt le matin (à peu près à l’heure où vous vous couchez lorsque vous faites la fête), des enfants en bas âge ou tout simplement des gens qui souhaitent dormir.

 

Merci de votre compréhension.

 

Signature

 

P.S : plutôt que de mettre des mots non signés et sans grand intérêt, si vous avez des critiques constructives et que vous souhaitez en discuter dans le calme et la compréhension, je suis disponible. C’est la porte au rez-de-chaussée en face de l’escalier.

27.04.2010

Fessée ou pas fessée ?

Fessee.jpgLe sujet revient sur le tapis de manière récurrente voire cyclique : fessée or not fessée, that is the question. Mais ce coup-ci, on passe à la vitesse supérieure : c’est le Conseil de l’Europe qui s’y colle ! Oui oui, le Conseil de l’Europe. La doyenne des organisations qui a été fondée en 1949 et qui regroupe 47 états membres soit la quasi-totalité du continent européen. L’artillerie lourde quoi !

 

Franchement, ils n’ont rien d’autre à faire en ce moment que de délibérer si oui ou non, il faut une loi pour l’interdiction de la fessée aux enfants ? En ces temps de crise, de non croissance, où la Grèce est au bord de la dévaluation et où DSK veille au coin du bois parce qu’il y trouve là une bonne occasion de se relancer médiatiquement parlant (pour 2012 ?).

 

L’avis est partagé à ce sujet : certains sont pour, d’autres contre, d’autres encore entre les deux. Oui mais… J’entends ici et là que c’est de la maltraitance (!!), que c’est un signe de faiblesse et de lâcheté. Au secours… La France devient le pays des lois qui ne sont jamais appliquées (d’ailleurs, où en est la loi anti-cagoule ?). Arrêtons de brasser de l’air et avançons ensemble. En se posant les vraies questions sur des vrais problèmes afin de trouver des vraies solutions.

 

Ensemble et pour tout le monde.

26.04.2010

Fabrice

Fabrice.JPGFabrice a 33 ans. Originaire de la Guadeloupe, ça fait 12 ans qu’il réside à Toulouse. Il est gardien de résidence alors l’arrivée du printemps lui procure pas mal de boulot : entretien des espaces verts, mise en route de la piscine et être disponible pour les résidents parfois même en dehors de ses heures de travail. Il a bien voulu faire une pause de quelques minutes alors qu’il ratissait les feuilles sur le parking.

 

Ses potes et les amis proches l’appellent Béno. C’est son p’tit surnom. En bon originaire des îles, le reggae est sa musique de référence : soleil, rythme et bonne humeur. Il aime également le rap et le zouk. Côté sport, il joue de temps en temps au foot et est un fervent supporter de Lyon, l’un des plus beaux palmarès français. Il a déjà réservé sa soirée de demain pour regarder la demi-finale retour de la Champion’s League face au Bayern. Son pronostic ? Il aimerait bien un petit 2-0.

 

Son message aux Toulousains : « qu’ils arrêtent d’être stressés ». Il trouve (comme moi) que l’attitude des gens se détériore et qu’ils ne profitent plus assez de la vie.

 

Merci pour ta bonne humeur, Fabrice !

Qu’est-ce qui ne faut pas faire pour se faire embaucher !

buzz.jpgAprès Yannick Miel qui s’est vendu sur Ebay et transformé en homme sandwich pour distribuer son CV sur l’Esplanade de la Défense début 2009 (et ça a fonctionné puisqu’il s’est fait recruter par feu Martin Hirsch), voici Ambre GREAU qui nous pond en exclu un CV Vidéo spécial haute technologie et dans l’ère du temps puisqu’elle nous vend la nouvelle application Iphone intitulée Ambre.

 

En toute honnêteté, je trouve l’idée très originale surtout qu’elle recherche un poste de chef de projet en agence de com’ alors quoi de mieux que se vendre de cette façon ? Elle aurait pu tenter la Ferme des Célébrités, Nouvelle Star, Pékin Express ou encore Koh Lantah (pas facile de sortir son CV entre 2 épreuves d’immunité). Ou encore séduire un joueur de foot de l’Equipe de France. Paraît que c’est à la mode en ce moment. Ah ! Non, on me dit à l’oreillette qu’elle a 23 ans. Dommage Ambre… recalée ! Trop vieille.

Quoi qu’il en soit, je trouve à la fois admirable et inquiétante cette nouvelle « mode » d’essayer de se faire remarquer de cette manière. Ambre a raison de le faire, je ne le conteste pas. En plus, elle a fait des études de com’ donc elle sait que ça marche. Mais je trouve que « rentrer dans le moule » de cette société d’images, de buzz, de scandales en tout genre, de rumeurs et de paparazzades me conforte dans le fait qu’il ne faut pas baisser les bras, surtout ne pas abdiquer et rester soi-même. Et être recruté pour sa véritable valeur et non pour le buzz que l’on crée autour de soi.

 

Ambre, je souhaite de tout cœur que vous trouviez un emploi à la hauteur de vos compétences. Vous le méritez. Rien que par votre imagination déjà. Et votre enthousiasme. Mais, si une entreprise vous recrute, saurez-vous pourquoi ? Pour votre valeur ou votre image ?

 

En tout cas, bonne route dans cette jungle professionnelle. Et par pitié, pas de Vendetta

24.04.2010

Le livre n'est pas mort

Kiosque_Presse.jpgN’en déplaise à Monsieur Loïc Lemeur (entrepreneur agité exilé dans la Silicon Valley et blogueur influent) qui encourage son fils à prendre en photo les kiosques à journaux parce que dans 10 ans, ça n’existera plus, moi je pense que le livre – sous sa forme actuelle – n’est pas mort. Que les choses soient claires : je ne suis pas un anti-Lemeur. Ni un fan. Mais j’aime à suivre son parcours. Son audace, ses idées, sa manière de communiquer.

 

Mais là, je ne suis pas d’accord avec lui. Et je le dis.

 

Il pense que la presse en général et tout ce qui s’y rattache : kiosques à journaux, réseaux de distribution, vendeurs à la sauvette auront tout bonnement disparu dans une décennie. Il pense que c’est inéluctable et nous donne rendez-vous dans 10 ans Place des Grands Hommes (euh non, ça c’est Patrick) pour nous faire la nique sur sa prédiction. C’est écrit (pas sur du papier) : la presse prend le même chemin que le développement photo et les pellicules ou encore les disques vinyles. Absorbée, étouffée, écrasée, diluée dans le rouleau compresseur de la haute technologie.

Autrement dit, en 2020, on sera tous sur la plage en train de lire le dernier Marc Levy sur notre Ipad ou NetBook. Ou pire. On l’écoutera sur notre Ipod. Sans même lire.

 

Je ne suis pas d’accord.

 

Oui, c’est chouette la technologie. Oui, c’est pratique. Oui, c’est cher. Mais c’est aussi la course au temps gagné, la course aux signes extérieurs de richesse, la course à la surconsommation et surtout la course à la déshumanisation. Quel plaisir de pouvoir sentir le papier sous ses doigts, de le respirer, de l’entendre craquer et se froisser en tournant les pages, de découvrir les infos du jour en buvant son petit café au coin d’un bar en refaisant le monde avec les gens du quartier. Lire les couv’ des mags par la fenêtre du bus au feu rouge, apprécier les photos accrocheuses voire racoleuses, les journalistes qui se grattent la tête (pour ne pas dire autre chose) pour sortir le meilleur jeu de mots sur l’actu du moment, franchement, qui s’en passerait ? En toute honnêteté, vous vous voyez à la plage en train de chercher une prise électrique parce que vous êtes en panne de batterie ?

 

Je ne suis pas d’accord Monsieur Lemeur.

 

La presse quotidienne n’est pas morte, le livre n’est pas mort, le papier n’est pas mort. N’en déplaise à Nicolas Hulot (désolé pour la forêt amazonienne…). Le plaisir de lire sur un tel support est un des derniers bastions de résistance face à l’envahisseur technologique. Oui, j’éprouve encore du plaisir à lire des histoires de pirates ou de dinosaures à mon fils avant de se coucher, à lui montrer les superbes couvertures des livres pour enfants ou lorsque je le vois chercher dans ma modeste bibliothèque la BD qu’il va dévorer dans quelques minutes.

Malheureusement, je le vois aussi manier mon Iphone avec brio, me dire à quoi sert Youtube ou encore jouer au solitaire sur mon NetBook. Il a 6 ans. Seulement.

 

Je ne suis pas d’accord avec vous, Loïc. Mais j’ai peur que vous ayez raison.